Atelier ERÈSRénovation · ConstructionUn plan s'affiche, à une échelle qui change à chaque manche. On vous demande de poser une cote — trois mètres, cinq mètres — à l'œil, sans compter les pixels. Puis on vous montre la vraie longueur, et de combien de centimètres vous vous êtes trompé. Ça rate toujours au premier essai. C'est exactement pour ça qu'un chantier se mesure et ne s'estime pas.
Pourquoi ce jeu
Tout le monde regarde des plans sans savoir les lire. Ce n'est pas grave — jusqu'au jour où l'on signe pour une pièce qu'on imaginait plus grande.
L'échelle
Un centimètre sur le papier vaut cent centimètres en vrai, soit un mètre. En 1 : 50, un centimètre vaut cinquante — le plan est deux fois plus grand pour la même pièce. C'est l'échelle courante des plans de permis ; les détails d'exécution se dessinent en 1 : 20 ou 1 : 10.
Le réflexe
Une porte fait 83 ou 93 cm de passage. Une marche, 17 cm de haut pour 28 de giron. Un lit double, 140 ou 160. Une place de voiture, 2,50 × 5 m. Trouvez-en un sur le plan, et tout le reste se déduit. C'est ce que fait un dessinateur, et c'est pour ça qu'il ne se trompe pas.
Le piège
Un plan imprimé « ajusté à la page » n'est plus à l'échelle du tout. La barre d'échelle dessinée sur le plan, elle, se réduit avec lui — c'est pour ça qu'elle existe, et c'est elle qu'il faut lire.
Ce qu'on en fait
Sur un chantier, personne ne se fie à son œil : on mesure, et on remesure avant de commander. Ce jeu ne sert pas à remplacer le mètre. Il sert à comprendre pourquoi on ne s'en passe jamais.
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